Illustration représentant des personnes en train de discuter - Korrectif
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Le Korrectif | 5 idées reçues sur le métier de chargé.e de recrutement

30 avril 2021
7 minutes
Clichés métiers

Dans la série des idées reçues, je demande le.a chargé.e de recrutement !  LE poste cible des critiques dans le contexte particulier que nous traversons. Essentiel pour développer son entreprise, le.la chargé.e de recrutement fait désormais partie des postes pénuriques. On a décrypté pour vous 5 préjugés sur ce métier aux nombreux atouts.

1. Il/elle se prend pour “Le Mentalist” ?

Les mains serrées sur la table, le regard fixe, les yeux légèrement plissés. Vous en êtes convaincu.e, votre recruteur est en train de vous décortiquer. Tel un.e mentaliste, il/elle épie vos moindres faits et gestes, prêt.e à noter sur sa petite fiche tout ce que vous pensez avoir mal dit. Votre gestuelle, votre manière de répondre, vos phrases sans réponse…

Faire en sorte que les échanges soient le plus proches possibles d’une discussion.

Je mets à l’aise pour que l’échange soit le plus fluide possible pour évite un maximum de stress -> Échange le plus agréable possible

Questionnement orienté pour avoir des exemples, des faits des expériences passées

Dans le cadre d’une discussion ouverte, libre de paroles

On vous arrête tout de suite ! Le rôle du/de la chargé.e de recrutement n’est pas de mettre mal à l’aise ni de “coincer“ le candidat. Au contraire, il/elle est ici pour trouver le profil le plus adapté pour rejoindre l’entreprise qu’il représente. Cela ne veut pas dire que la manière dont on éternue jouera contre nous. Ce qui l’intéresse ? La personnalité, le savoir-être, le savoir-faire et le parcours. Parfois, le questionnement est construit sur la base d’un entretien structuré (les mêmes questions pour tous les candidat.es). Parfois, il s’agit davantage d’une question de rencontre autour d’échanges. Dans tous les cas de figure, ce qui compte se sont les exemples que vous donnez ! Désolé, les recruteurs ne lisent pas dans vos pensées. Le recruteur n’a pas de grille prédéfinie avec toutes les cases à cocher absolument pour décrocher le Graal (ce poste tant convoité). Il/elle fonctionnera davantage au feeling en espérant que le candidat passera aussi un moment agréable dans cet échange. Parfois, cela est plus subtil car même si les compétences ne sont pas tout à fait celles recherchées, un parcours, une personnalité différente fera – contre toute attente – la différence. Le.a candidat.e ne coche peut-être pas toutes les cases, mais peut-être faut-il tout de même aller plus loin.

2. Il/elle passe sa journée à poster des offres d’emploi ?

LinkedIN et Indeed sont ses amis ! Il est vrai qu’une partie du job de recruteur est de poster des annonces lorsqu’une offre d’emploi est à pourvoir au sein de sa structure. Il/elle maîtrise donc de A à Z ces fonctionnalités ainsi que la rédaction d’une offre de poste afin d’être sûr d’attirer les profils les plus cohérents. Une fois l’annonce postée, il/elle réceptionne et sélectionne les CV reçus en fonction des postes à pourvoir.

Évidemment, ses missions ne s’arrêtent pas là. Rattaché au service des ressources humaines, le/a chargé.e de recrutement réalise des points réguliers avec la direction et les chefs d’équipe afin de recenser les besoins à venir en recrutement. Il/elle détermine les profils à recruter de la manière la plus juste possible afin de ne pas commettre d’erreur lors de ses sessions de recrutement.

Ce poste nécessite surtout une bonne maîtrise du “sourcing“. A savoir, la recherche de profils bien particuliers via les canaux digitaux (réseaux sociaux, cooptation, CV en ligne, etc.) pour trouver LA personne la plus qualifiée pour un poste donné. Une vraie recherche qui requiert de la patience, de nombreux appels téléphoniques et sessions de rencontres avant de sélectionner la nouvelle recrue.

Enfin le/a chargé.e de recrutement réalise également des questionnaires ou tests (personnalité, compétences, etc.), les analyse et s’appuie généralement dessus pour parfaire sa sélection.

3. Il/elle se place en position de force face au candidat ?

Si vous tombez sur ce genre de recruteur, dites-vous que ce n’est pas une généralité (et heureusement !) En aucun cas, le rôle du/de la chargé.e de recrutement sera de rabaisser un candidat pendant un entretien ou de lui laisser croire que son profil ne vaut rien. Jamais. Les candidats ont souvent ce sentiment de “position de force“ de la part de l’entreprise, surtout lorsque les secteurs visés sont très bouchés. Les places sont chères et la pile de CV s’accumule dans la boîte mail du recruteur. Ce n’est pas une raison pour se sentir en position de faiblesse lors d’un entretien.

Le recruteur, au contraire, est ici pour comprendre les motivations et les réalisations   d’un candidat. Surtout s’il croit en lui ! Il peut même aller jusqu’à appuyer sa candidature auprès du de la direction s’il sent que la personne a un vrai rôle à jouer dans l’entreprise. La relation recruteur/candidat se déroule d’égal à égal et en parfaite transparence. Le/a chargé.e de recrutement exprime ses attentes, sa recherche et les doutes éventuels en lien avec le parcours du candidat. De son côté, le candidat est en droit de réclamer toutes les informations essentielles dans sa prise de décision et le poste qu’il serait amené à occuper.

4. Il/elle parcourt les CV en deux secondes

Trop rose, trop long, trop court… Pourquoi pas même, planter le CV sur une cible et lancer des fléchettes pour sélectionner le prochain collaborateur ?! Non bien sûr. Le.a chargé.e de recrutement ne joue pas avec les profils des candidat.e.s selon ses humeurs (ou alors c’est que vous êtes mal tombé).

Soyons sincères, plus le recruteur connaît son métier et moins il passera de temps sur un CV. Logique, il sait ce qu’il recherche, décompose rapidement les candidatures et est plus efficace pendant ces phases de pré-sélection. Pourtant, le.a chargé.e de recrutement doit être sûr.e de ne pas passer à côté de LA perle qu’il souhaite recruter. C’est pourquoi, la vigilance est de rigueur tout comme le soin apporté à l’étude des candidatures. D’autant plus vrai lorsque celui/celle – ci travaille pour un secteur en tension où les CV ne pleuvent pas tous les jours.

Ce qui est regardé en premier par les recruteurs :

  1. Les expériences
  2. Les compétences
  3. Les formations
  4. Autres

Bien entendu, plus un CV sera soigné (et lisible !!) plus il aura de chances d’être lu attentivement. Tout comme les fautes d’orthographe… on oublie !

5. Tout le monde est capable de recruter

Faux. Faux. Faux. Et c’est bien pour cela que 36% des CDI* sont rompus la première année, dont 46% chez les moins de 24 ans. Un coût exorbitant pour l’entreprise et une mauvaise expérience pour le collaborateur. Il ne s’agit pas de se dire : “Tant pis, la période d’essai sert à se tromper“ car cela est contre-productif pour les deux parties.

Le/a chargé.e de recrutement a une lourde responsabilité dans sa sélection. D’autant plus si le candidat retenu a été débauché. C’est une prise de risque qui ne doit pas être traitée à la légère. C’est pourquoi, ce métier ne peut pas être exercé par tout le monde. Souvent, les dirigeant.e.s effectuent eux-mêmes le recrutement de leurs collaborateurs faute de compétences au sein de leur structure. Un mauvais calcul qui peut leur coûter très cher quelques mois plus tard. La solution ? S’appuyer sur les compétences d’un.e professionnel.le le temps de cette phase de recrutement.

Pour aller plus loin :
Comment réussir l’intégration d’un nouveau collaborateur ?

Vous avez des besoins en recrutement ? Vous recherchez un.e chargé.e de recrutement pour vous épauler à temps partiel dans votre activité ? Rencontrons-nous !

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Bertille Louveau

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